Burundi : la société civile plaide pour la prorogation du mandat du Rapporteur spécial de l’ONU | Tournons la Page

2025-08-21

Lettre ouverte

Burundi : la société civile plaide pour la prorogation du mandat du Rapporteur spécial de l’ONU

20 août 2025 — Tournons La Page Burundi et quarante-cinq autres organisations nationales burundaises et internationales de défense des droits humains ont adressé une lettre ouverte aux États membres et observateurs du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Elles y expriment leur « vive inquiétude » face à la persistance d’un climat d’impunité et aux violations graves et systématiques des droits humains dans le pays. Elles y expriment leur « vive inquiétude » face à la persistance d’un climat d’impunité et aux violations graves et systématiques des droits humains dans le pays.

Selon ces organisations, les exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, détentions arbitraires, actes de torture, violences sexuelles et sexistes ainsi que de fortes restrictions de l’espace civique demeurent monnaie courante. La lettre met également en lumière le contexte politique marqué par les élections législatives et communales du 5 juin 2025, organisées sans véritable opposition et entachées d’irrégularités, confirmant, selon les signataires, « le verrouillage politique en cours ». Dix ans après la crise de 2015, les ONG constatent qu’aucune réforme structurelle n’a été engagée pour remédier aux défaillances en matière de gouvernance, de justice et de respect de l’État de droit. Face à cette situation, la société civile exhorte le Conseil des droits de l’homme, qui tiendra sa 60e session du 8 septembre au 8 octobre 2025, à proroger le mandat du Rapporteur spécial sur le Burundi et à maintenir un suivi attentif. Elle demande également à l’ONU de faire pression pour obtenir de Bujumbura une coopération « pleine et entière » avec les mécanismes internationaux de protection des droits humains.